Les poissons

A savoir

Les poissons peuvent se noyer !
En effet, ils ont deux moyens de respirer dans l'eau. Par les branchies ou alors en ouvrant passivement la bouche tout en nageant. La compression des ouïes, ainsi que l'immobilisme concourent inéluctablement à la noyade. C'est ce qui se produit lorsqu'ils sont capturés par des filets de pêche.

Les poissons ne clignent pas des yeux !
Tout simplement parce qu'ils n'ont pas de paupières. Tous les mammifères clignent des yeux pour protéger la cornée en l'humidifiant avec les larmes. Par ce moyen, les poussières sont éliminées et ne peuvent pas endommager l'œil.
Chez les poissons, nul besoin d'humidification oculaire, ils vivent dans un milieu aqueux.

Certains poissons se protègent contre les coups de soleil !
En effet l'eau ne constitue pas une barrière contre les rayons ultraviolets. Les UV sont fortement concentrés dans les eaux peu profondes surtout depuis que la couche d'ozone est dégradée. Les larves et les juvéniles des poissons de récif sont les plus atteints car leur peau est plus fine. La couche protectrice de mucus est altérée, laissant la porte ouverte aux attaques fongicides et bactériennes. Les yeux sont également lésés.
Mais certaines espèces ont su développer des techniques pour palier ces lésions. Par exemple, les poissons demoiselles secrètent un mucus de fonction similaire à la crème solaire que nous étalons sur notre peau.

Reproduction externe chez tous les poissons sauf les vivipares, comme le requin !
Les poissons mâles ont un canal qui relie les testicules à l'orifice génital (derrière la nageoire anale), avec une fécondation essentiellement externe. Chez le requin, les nageoires pelviennes des mâles sont transformées en organes génitaux, les ptérygopodes, permettant de déposer les spermatozoïdes à l'intérieur du corps de la femelle. La longueur des ptérygopodes oscille entre 3 et 5 % de la longueur totale de l'animal, alors que chez l'homme la longueur du pénis est d'environ 3 fois celle de son pouce.

Comment font les poissons pour vivre dans l'eau glacée sans geler ?
Bon nombre des espèces de poissons calquent leur température interne sur celle extérieure, autant dire que dans les eaux froides du globe, ils frôlent la congélation. Pourtant non, ils ont mis au point un système très ingénieux d'antigel capable d'abaisser le point de congélation de leurs liquides internes tels que le sang, la lymphe et l'eau cellulaire.
En plus de ce composé glycoprotéique, ils augmentent le stock de lipides, source d'énergie, dans le foie et les muscles. Leur peau s'épaissit pour assurer une meilleure étanchéité et une faible perte énergétique.

Les poissons boivent !
Comme tout organisme vivant, l'eau est une composante vitale. Ce n'est pas parce que les poissons baignent dedans qu'ils peuvent s'en passer. Pour boire, il leur suffit juste d'ouvrir la bouche tout se déplaçant ou alors de pomper l'eau comme le fait le poisson rouge. L'eau s'engouffre dans l'œsophage puis les intestins.
La qualité de l'eau absorbée dépend bien évidemment de leur lieu de vie. Les espèces vivant dans des eaux extrêmement salées ont mis au point des systèmes de relargage de sels par les reins et aussi par des cellules spécialisées au niveau des branchies, les ionocytes.

Ablette ( Alburus alburus)

Ablette
Comment le reconnaître : l’ablette est un poisson de petite taille qui a un corps élancé et étroit latéralement. La tête est moyennement petite, légèrement pointue. La bouche s’ouvre vers le haut, est dotée de dents minuscules ; la mâchoire inférieur est légèrement proéminente par rapport a la supérieur. Les yeux sont grands. La nageoire dorsale est insérée a plus de la moitié du corps. La nageoire anale est encore plus en arrière. La caudale, assez développée, est fortement échancrée.

Robe : le corps de l’ablette est recouvert d’écailles minuscule, presque transparentes, et peu adhérentes. Son dos tend vers le gris perle avec des reflets azur ou vert plus ou moins prononcés.Le long de ses flancs court une fine bande plus sombre au-dessus de laquelle le gris du dos devient plus clair.

Comportement : Les ablettes sont des petits poissons vifs qui mènent presque partout une vie grégaire, en bancs constitués d’une multitude d’individus. En fonction de la saison et de l’heure, ces bancs sont soit près de la surface, soit près du fond : en été, ils fréquentent les coins où le courant est plus vif et l’eau plus froides ; en hiver, ils préfèrent la profondeur des eaux abritées et moins froides.

Pêche : au coup, sur des lignes fines eschées de pâtes, vers de vase, asticots, ……

Intérêt : excellent poisson de friture.

Lieu de pêche : présent dans presque tout notre secteur de pêche.

Anguille (anguilla anguilla)

Anguille



Comment la reconnaître : elle a l’aspect d’une couleuvre ; son nom vient d’ailleurs du latin « anguilla » qui signifie « petit serpent ». Son corps est allongé et cylindrique, mais la partie caudale est compressée latéralement à partir de l’ouverture anale. La tête conique , est petite, avec une bouche très large dont la mâchoire inférieure dépasse de peu la supérieure. Les deux mâchoires sont armées de dents robustes. Les yeux sont petits et ronds ; quatre narines s’ouvrent sur le museau un peu allongé. La nageoire dorsale, molle et de hauteur uniforme, débute en arrière de la tête et longe le tronc, formant la queue et se prolongeant sur la face ventrale, jusqu’à l’ouverture anale.

Robe : l’anguille est recouverte d’une peau robuste, riche en glandes qui sécrètent un mucus blanc caractéristique qui la rend particulièrement visqueuse. Toute la surface du corps est recouverte de petites écailles ovales qui, cependant, n’apparaissent que sur des individus qui ont dépassé 4 ou 5 ans. Sa robe est très variable et dépend du milieu et de l’age. En général, la partie supérieure est noirâtre, gris verdâtre ou marron foncé. Elle est blanc jaunâtre sous la ligne latérale, ce qui lui vaut le nom d’anguille « jaune ». Une fois la maturité sexuelle atteinte, l’anguille prend ce qu’on appelle sa « robe de migration », et change en outre d’aspect. Son dos devient noir, les flancs et la nageoire dorsale se font dorés avec des dégradés pourpres. Le ventre prend une couleur argentée ; on l’appelle alors anguille « argentée ».

Comportement : L’anguille est un poisson lucifuge, c’est à dire fuyant la lumière violente. Durant le jour, elle se tient dans des anfractuosités, des trous, sous les amas de pierres, sous les remblais, les murs, dans la végétation la plus dense ou dans la vase du fond. Elle n’abandonne ses cachettes qu’au crépuscule pour partir en chasse.

Pêche : à la ligne posée, au ver ou au poisson mort.

Intérêt : chair très fines. Les civelles sont aussi très appréciées.

Lieu de pêche : Pas d’info sur notre secteur de pêche, aperçut une seule fois près des écluses du Rhône. N’hésitez pas à nous tenir informé si vous en pêchez .

Barbeau (barbus barbus)

Barbeau

Comment la reconnaître : Il a un corps élancé est musclé. Son dos est arrondi et sa partie ventrale plate, adaptée à se poser sur le fond. Sa tête trapue se termine par un museau proéminent sous lequel s’ouvre la bouche, caractéristique de tout poisson fouisseur, c’est à dire qui cherche sa nourriture sur le fond. Son corps est recouvert d’un mucus abondant, soyeux au contact.

Caractère propre : la principale caractéristique du barbeau est le fait qu’il possède deux paires de barbillons : deux courts implantés à l’avant sur la lèvre supérieure et deux longs à la commissure des lèvres. Ces dernières sont épaisses et cartilagineuses. Les dents pharyngiennes, de forme conique, avec parfois un sommet crochu, sont disposées sur trois rangs.

Comportement : c’est un poisson de fond à la nage rapide (2m/s), godillant dans les courants pendant des heures lors des grandes migrations. Le barbeau, grégaire, vit en bancs souvent denses.

Pêche : au coup, au posé, en utilisant des lignes très plombées, eschées de vers, d’asticots ou autre insectes voir pain ou fromage.

Intérêt : bonne chair, à cuire au four. Dans certains cas cependant, les barbeaux ont un goût de vase .

Lieu de pêche : on trouve principalement des barbeaux dans le Rhône.

Black bass (micropterus salmoides)

Black bass

Comment le reconnaître : le black-bass a une forme allongée et trapue. Le corps, un peu comprimé latéralement, donne au poisson un aspect robuste. La tête, forte, se termine par une bouche largement fendue, la mâchoire supérieure dépassant le bord postérieur de l’œil, assez grande. L’opercule est couvert d’écailles ; son bord libre se termine par une ponte molle. Des dents en velours garnissent les mâchoires, les mandibules, les os palatins et les vomer. Elles sont absentes de la langue.

Robe : les écailles à bord lisse, légèrement épineux, recouvrent l’ensemble du corps du black-bass. Elle ne donnent pas au poisson l’aspect rugueux au toucher des percidés. La couleur vert bronze du dos s’éclaircit sur les flancs vert olive à reflets argentés. Une large bande noire, plus ou moins continue, court le long des flancs, du museau à l’extrémité du pédoncule caudal. Les opercules sont barrés par une autre bandes foncée, située plus bas que la première.  

Alimentation : les jeunes black-bass, dans leur premier âge demeurent en groupes et se nourrissent de plancton. Par la suite le groupe se disperse et les poissons deviennent carnassier et solitaires. Agressif, le black-bass se nourrit de vers, d’insecte ou de larves aquatique, d’alvins, de petits poisson(vairons, ablettes, etc), de têtards, de grenouilles, parfois même de petit mammifères. Le black-bass possède une bouche de grande taille, caractéristique des prédateurs. Lorsqu’il l’ouvre grand, elle atteint le diamètre du corps. La mâchoire inférieure, très robuste, dépasse la supérieure ce qui lui donne un aspect féroce.

Pêche : on pêche le black-bass à la ligne flottante eschée d’un ver ou d’un petit vif. Le lancer léger, à l’aide de petites cuillères, de poissons nageurs, de leurres souples ou leurres a black-bass dont certains imitent des grenouilles et des poissons.

Lieu de pêche :  quelque spécimens dans certains de nos étangs ou gravière comme la Rica, Barterand, la Malourdie ; la pêche du black-bass se pratique  EXCLUSIVEMENT EN NO-KIL dans notre AAPPMA.

Bréme (abramis brama)

Bréme

Comment la reconnaître :le corps de la brème est élevé et très aplati latéralement. La ligne du dos très bombée et la tête petite donnent à la brème un aspect bossu. La bouche, relativement petite, est dépourvue de barbillons. L’œil est relativement grand. L’opercule est formé de trois parties bien distinctes. La nageoire dorsale, courte(12 rayons), se situe vers le milieu du corps. L’anale très longue comprend 25 à 30 rayons. La caudale est très échancrée et le lobe supérieur nettement plus court que l’inférieur.

Robe : la couleur générale est brunâtre, plus ou moins olivâtre sur le dos. Les flancs gris clair montrent des reflets rosés ou bleutés. Le ventre est blanc, parfois jaune chez les individus plus âgés, les nageoires gris foncé. Le corps est couvert d’un mucus abondant.

Alimentation : les jeunes brèmes consomme du plancton qu’elles recherchent en pleine eau alors que les adultes fouillent la vase sur une dizaine de centimètres de profondeur, faisant remonter en surface des chapelets de petites bulles. Elles recherchent dans le sédiment vers, larves, animalcules, et débris végétaux.

Pêche : toutes les techniques de pêche de fond se montre efficace. 

Lieu de pêche : poisson présent sur les lacs et étangs principalement.

Intérêt culinaire : chair assez molle et fade ; arêtes abondantes.

Brochet (esox lucius)

brochet

Comment la reconnaître : la silhouette du brochet est caractéristique. Son corps est allongé et comprimé latéralement, sa tête est basse à museau élancé et plat, formant un bec de canard, et sa bouche offre une large ouverture. Sa dentition est composé d’environ 700 dents solides de dimensions variées. La gueule est puissante, large et concave ; les yeux sont placés un peu au dessus, dans une position qui permet au brochet de voir dans toutes les directions.

Robe : le corps, entièrement recouvert de petites écailles, a une robe très mimétique ; elle est habituellement d’un vert-brunâtre ou d’un vert bouteille, plus ou moins sombre sur les parties supérieures, avec les flancs striés ou marbrés de grandes tâche tantôt claires, tantôt brunâtre ou jaune olive, à dessin transversal ou oblique. On note des bandes longitudinales sombres sur la tête ; des bandes irrégulières se détachent sur les nageoires ; le ventre est blanchâtre. Les couleurs sont plus marquées chez les jeunes sujets ; pendant le frai, la robe présente des reflets de couleur bronze.

Alimentation :c’est le prédateur le plus insatiable des eaux douces. Il mange en un jour des proies pouvant atteindre 30% de son propres poids, mais sa digestion est très lente. Alevin, il se contente de daphnies(petits crustacés se trouvant dans le plancton) ; ensuite il s’attaque aussi à des poissons beaucoup plus gros comme des gardons, des ablettes, des rotengles, et même d’autre brochet ; il mange aussi des grenouilles, des souriceaux et même des petits oiseaux qu’il saisit par les pattes.

Pêche : au vif, au poisson mort manié, au leurres…..

Lieu de pêche : poisson présent dans les lacs, étangs, le Rhône et certaine rivière de 1ére catégorie de notre AAPPMA. Sa taille de prise mini est de 60 cm.

Intérêt culinaire : chair savoureuse pour les individus de rivière, mais parfois fade et décevante pour ceux élevés en eau closes. Elle s’accommode bien d’une cuisson au four, accompagnée d’une sauce au vin blanc, quenelle, …

Carassin (carassius carassius)

Carassin

Comment la reconnaître :le carassin est un proche parent de la carpe à laquelle il est souvent confondu. Les différences entre les deux espèces sont cependant assez évidentes : le carassin a des lèvres plus fines que celles de la carpe, dépourvues de barbillons. Le corps est plus bossu et plus ramassé, avec une nageoire dorsale plus courte que celle de l’autre cyprinidé. La bouche est petite, dotée de quatre dents pharyngiennes. La disposition et la forme des autres nageoires et de la queue, insérée dans un fort pédoncule, sont semblables à celles de la carpe.

Robe : le corps du carassin est recouvert de grosses écailles cycloïdes. La robe est brunâtre ou verdâtre, toujours sombre sur le dessus, mais en dégradé tirant au jaune sur les flancs, pour s’éclaircir encore d’avantage jusqu’à devenir argentée sur le ventre. Une tache sombre est souvent présente à la base de la queue, tandis que la ligne latérale est très visible. Les nageoires sont grises, sauf la nageoire anale et les ventrales qui sont parfois rougeâtres.

Alimentation :le carassin est omnivore. Il se nourrit de zooplancton, de vers, de larves d’insectes et d’algues.

Pêche : prise occasionnelles sur des lignes destinées à la tanche ou la carpe, pêche au feeder

Lieu de pêche : poisson présent sur le Rhône principalement.

Intérêt culinaire : aucun.

Carpe (Cyprinus carpio)

Carpe commune
La carpe sauvage est dite commune, mais elle est aujourd'hui plus rare que les souches mutantes reproduites en piscicultures et introduites dans la nature via de nombreux empoissonnements destinés à la pêche de loisir et à certains élevages extensifs durant le xxe siècle. Elle a une forme plus allongée que la plupart des formes d'élevage et de pisciculture, une peau presque entièrement garnie de grandes écailles épaisses et bien visibles. La tête est conique et massive. La bouche est protractile (qui s’allonge vers l’avant) et entourée de lèvres épaisses ; elle est munie de 4 barbillons (filaments mous tactiles/sensitifs) dont la paire inférieure est plus longue, tous situés au niveau de la mâchoire supérieure. La bouche est dépourvue de dents visibles : celles-ci sont pharyngiennes et leur base, comme pour tous « les Cyprins présente un trou qui joue un rôle important dans le mécanisme du remplacement de la dent... Le pédicule de la dent de remplacement se porte vers ce trou, et comme ce pédicule est d'autant plus élastique que la dent est plus avancée dans sa formation, on conçoit qu'il tire celle-ci vers la place de celle qu'elle doit occuper... Tantôt... le remplacement a lieu à la place même de la dent tombée, à peu près comme dans les mammifères et reptiles. D'autres fois c'est à côté et d'une manière fort irrégulières, comme dans les brochets par exemple... »5).

Elle possède des nageoires plutôt épaisses, opaques, souvent légèrement colorées de rouge-orangé et bien développées. La nageoire dorsale est longue, munie d'un rayon osseux et « barbelé » et de rayons plus longs à l'avant.

Sa couleur dominante est brunâtre, à reflets dorés ou verdâtres.

Sa taille moyenne est de 50 à 60 cm pour 8 kg, mais la carpe peut atteindre 44 kg pour des individus de 1 m environ. Les très gros spécimens sont particulièrement bien représentés sur les eaux françaises du domaine public avec plusieurs carpes dépassant les 35 kg et allant jusqu'à 44 kg6. Seulement 2 poissons du domaine public dépassant la barre mythique de 40 kg ont été capturés. Sur le domaine privé, il y a cependant des poissons encore plus lourds qui se font capturer régulièrement.

Chabot (Cottus gobio)

Chabot

Corps allongé et cylindrique, peau enduite d'un mucus couvrant des écailles minuscules. Tête énorme aplatie, dos, flancs et nageoires brun jaunâtre marbré de brun foncé et ventre blanchâtre. Longueur totale : 10 à 15 cm
Il se nourrit principalement la nuit, de petits invertébrés aquatiques (crustacés, mollusques et larves d'insectes) et parfois de petits alevins de mars à avril. Le mâle aménage un nid dans une cavité sous une pierre à l'intérieur de laquelle il attire une femelle. Elle y pondra 100 à 500 œufs, qui écloront au bout de 20 à 25 jours. Le nid est en permanence sous la surveillance du mâle, pour le défendre des autres poissons

Chevaine (Squalius cephalus)

Chevaine

Son corps est cylindrique et allongé. Il possède une grande bouche qui trahit sa voracité. Il porte de grandes écailles brillantes. Longueur totale : 25 à 30 cm (jusqu'à 80 cm). Poids : 300 à 500 g (maximum 6 kg).
Pendant la période de frai, le mâle se couvre de boutons appelés "boutons de noce". La femelle pond 50 000 à 200 000 œufs déposés sur le fond ou la végétation aquatique.Le développement dure 6-8 jours. Maturité sexuelle à 3 ans pour les mâles et 4 ans pour les femelles. En France le chevaine est présent partout. Il semble toutefois absent du Finistère et en Corse. Il vit dans la partie inférieure de la rivière

Corégone ou Lavaret (coregonus lavaretus)

Corégone

Comment le reconnaître : Le corégones a un corps élancé et très comprimé sur les flancs. La tête est petite, avec des yeux bien développés. Sur le dos, au milieu du corps, se trouve une nageoire pointue ; la nageoire adipeuse est située plus en arrière. La queue est très échancrée et fourchue. Toutes les autres nageoires sont moyennement développées.

Comportement : Le corégone vit en permanence dans les eaux froides et profondes de certains lacs moyens ou grands. Il est de nature grégaire ; il se déplace toujours en bancs nombreux. Il bouge peu de ses lieux habituels, et se tient en général toujours au milieu des lacs. Il est très sensible aux variations de température et à celles de la qualité de l’eau.

Robe : des écailles de grandeur modeste, avec de nombreuses bandes concentriques, recouvrent tout le corps du corégone, à l’exception de sa tête. Son corps est gris verdâtre ou gris bleu sur le dos, uniformément blanc argenté sur le ventre. Les nageoires sont bordées de sombre.
Alimentation : petits crustacés et larves d’insectes constituent la base de leur alimentation.

Pêche : en bateau à la nymphe (option bateau en vente sur cartedepeche.fr ou chez nos dépositaires).

Lieu de pêche : lac de barterand sur notre secteur. Lac du Bourget, d’Annecy et d’Aiguebelette pour les départements de Savoie et haute Savoie.

Intérêt culinaire : chair excellente.

Fario (Salmo trutta fario)

truite fario

Cette truite, bien que considérée comme étant sédentaire contrairement à la truite de mer, effectue d'importants déplacements (5 à 20 km) dans le réseau hydrologique. C'est un poisson d'eaux vives et demande une importante quantité d'oxygène. Ainsi une eau claire, peu ou pas chargée en particules aura sa préférence. C'est donc logiquement qu'on la trouve à une certaine altitude, dans les rivières et les torrents mais aussi dans les lacs. A ses préférences d'habitat, on notera que la nature des fonds et la possibilité de caches sont tout aussi importantes.
La truite de rivière en fonction de sa taille possède un territoire plus ou moins vaste. Il comprend aussi bien une zone de repos qu'une zone de chasse que la truite n'accepte pas de partager avec ses congénères. Ce comportement est flexible en fonction de la hiérarchie sociale qui s'applique dans le monde de la truite. On peut ainsi constater certains regroupements pour l'hiver lorsque les températures baissent.
D'octobre à décembre, la migration pour la recherche de frayères s'effectue principalement la nuit. L'amplitude de ces déplacements peut être importante de même que le retour d'un géniteur vers sa zone de chasse peut être rapide. La truite de rivière est un poisson carnivore. Elle consomme aussi bien des invertébrés que des insectes qu’ils soient aquatiques ou aériens. Au dessus d'une taille de 30 cm, elle consomme principalement de petits poissons comme les Vairons, les Chabots. Se régime la conduit parfois a des actes de cannibalisme.
Pour la capture de ses proies, la truite adopte très souvent la technique de la nage stationnaire. Sa vision lui permet de repérer facilement sa nourriture. Son activité est aussi bien diurne que nocturne et varie en fonction de la saison. En hiver, la truite Fario diminue ses dépenses énergétiques pour se nourrir et va jusqu'à ne plus s'alimenter pendant de longues semaines. Elle compensera ce jeûne le printemps suivant avec une forte activité entre avril et juin. Une autre période de forte activité est à remarquer entre septembre et octobre. Mais celles-ci est le prélude à sa période de reproduction qui demande une importante énergie.
La maturité sexuelle de la truite Fario est généralement atteinte à 3 ans. La ponte hivernale intervient dans des eaux froides, idéalement à 6°C. Elle intervient sur une frayère qui a des caractéristiques très spécifiques. Il faut tout à la fois du courant, une faible hauteur d'eau et une granulométrie du substrat qui convienne. Après le creusement d'une cuvette de quelques 10 cm de profondeur, la Fario y déposera ses œufs que le mâle viendra aussitôt féconder. La fécondation dure environ 40 jours dans une eau à 10°C. La croissance de la truite de rivière dépend de son environnement (température, nourriture)

Gardon (rutilus rutilus)

Gardon

Comment le reconnaître : les écailles sont argentées et très brillantes. La ligne latérale est bien visible et continue. La tête est assez petite. La bouche, de dimension réduite, est légèrement orientée vers le haut. Les nageoires pectorales, dorsales et caudale sont brunes, les autres sont rouges. Le dos est vert foncé ; le ventre est blanc ou rosé. L’œil est grand et de couleur rouge.

Comportement : c’est un poisson aux mœurs grégaires. Il vit en bancs parfois importants assez près du fond. Il stationne souvent dans des endroits riches en végétation aquatique, de préférence en eau calme ou peu courante. C’est un poisson méfiant vis-à-vis de tout bruit.

Alimentation : la bouche du gardon comprend une rangée de dents pharyngiennes. A la différence de son cousin le rotengle, il n’est pas fondamentalement herbivore. Il consomme des végétaux, mousses et algues filamenteuses, surtout lorsqu’il est petit. Ensuite, il se nourrit d’invertébrés aquatiques divers, de mollusques, de crustacés d’eau douce. Il aime aussi les larves d’insectes et les petits vers : fouillis, vers de vase, etc….

Pêche : à la ligne, au coup.

Lieu de pêche : principalement dans les lacs et étangs.

Intérêt culinaire : chair tout à fait digne d’intérêt, surtout en friture.

Hotu (Chondrostoma nasus)

hotu

Le Hotu a une petite tête avec un museau situé en avant d'une bouche transversale. La lèvre inférieure est dure. Sa nageoire dorsale se situe à l'aplomb des nageoires pelviennes. La nageoire caudale est échancrée. Le tube digestif du Hotu est particulièrement long puisqu'il représente jusqu'à 4 fois la longueur du corps. Son dos est gris-bleu avec des flancs argentés et un ventre blanc légèrement jaunâtre. Ses nageoires sont de teinte orangées, sauf la dorsale qui reste plutôt grise.

Loche franche (Barbatula barbatula)

Loche franche

Le corps est cylindrique, le dos et les flancs sont gris-brun avec des marbrures sombres ; le ventre est blanc; les nageoires dorsale et caudale ont des rangées de points noirs. La tête est aplatie, la bouche est infère avec 6 barbillons sur la lèvre supérieure. C'est un poisson sédentaire qui a des mœurs nocturnes. Elle se nourrit principalement d'invertébrés qu'elle trouve dans l'obscurité grâce à ses barbillons.

Ombre commun (Thymallus thymallus)

ombre commun

L'ombre commun est un poisson de 35 cm de long pour un poids de 500 g environ (Taille: 25 cm à 50 cm jusqu'a 60 très rarement. Poids : 400 g à 1 kg jusqu'à 1,7 kg.) qui est proche des salmonidés. Le corps est fusiforme et comprimé latéralement. Ce poisson est recouvert d'écailles de grande taille qui couvrent son corps fuselé. La tête est conique et la bouche se trouve un peu sous la tête. Elle est petite et pointue et comporte des lèvres dures. L'œil qui est assez grand et de couleur dorée nous montre que c'est un chasseur d'insectes. On remarque une nageoire dorsale assez haute et très longue, d'une vingtaine de rayons, de couleur rose à mauve qui lui a valu son surnom de "porte-étendard" et une beaucoup plus petite, adipeuse qui se trouve plus en arrière. La caudale fourchue porte un pédoncule assez fin. La couleur de l'ombre commun varie en fonction de l'âge du sujet et de la région où il se trouve. Les couleurs les plus courantes sont : gris argent pour le corps, vert bleu pour le dos, rose mauve pour les nageoires. Il peut aussi y avoir des petits points noirs sur l'avant du corps, à proximité de la tête. A la saison des amours le mâle arbore une robe majestueuse d'une couleur vive, d'or-bleue violacée pour le corps et orange pourpre pour ses nageoires.

Silure (Silurus)

silure

Le silure est un poisson sans écaille avec une peau vert-brun très glissante car recouverte de mucus. Son ventre est assez clair, de couleur jaune ou blanc et il existe également des spécimens albinos de couleur jaune, jaune-orangé. La tête du silure est massive et plate avec une grosse bouche dotée de lignes de dents très petites et nombreuses orientées vers l’arrière de sa gueule. Il possède six barbillons : deux longs sur la mâchoire supérieure et quatre courts sur la partie inférieure de sa tête. On compte quatre nageoires : une anale, une dorsale munie d’un aiguillon et des pelviennes de chaque côté également munies d’un dard.

Les silures mesurent environ 1,5 m de long en moyenne et les poissons de plus de 2 m sont de plus en plus communs, pour un poids allant de 50 kg à 150 kg. Les plus gros silures atteignent des tailles allant de 2,65 à 2,75 m1, le record dans les eaux françaises étant de 2,74 m2,3,4.

Vairon (Phoxinus phoxinus) 

Vairon

Le corps du vairon est long et effilé, ses écailles très petites, et sa tête conique. Son dos est vert foncé, il possède des taches brun-noir sur les flancs qui forment une ligne assez épaisse. Le vairon aime la compagnie, il vit en bandes parfois très
Il aime le cours supérieur des rivières, mais vit aussi dans les ruisseaux de plaine ou les lacs pourvu que l'eau soit claire et oxygénée, et que la température n'excède pas 18°C. Il vit partout en Europe, sauf en Norvège, en Islande, et dans les pays méditerranéens comme l'Italie, la Grèce ou l'Espagne. On le trouve partout en France, à l'exception de la Corse.

Vandoise (Leuciscus leuciscus)

Vandoise

La vandoise recherche sa nourriture au fond de l'eau, mais capture aussi les insectes adultes dérivant à la surface
La reproduction a lieu de mars à mai, la tête des mâles se couvre alors de petits boutons appelés " boutons de noce ". Les reproducteurs remontent les rivières ou les ruisseaux jusque dans les secteurs peu profonds ou le courant est fort. La femelle pond 15 000 à 30 000 œufs. Leur développement s'effectue en 3 semaines environ (à 15°). Maturité sexuelle atteinte à 3 ou 4 ans.En France, la vandoise est présente dans la plupart des régions. Elle est plus rare dans les alpes et absente en Corse.

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